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Randonnées sous la pluie…

par | 6 Juin 2018 | chemin du Piémont Pyrénéen, GR78 | 6 commentaires

Randonnée jour 5: Oloron-Ste-Marie – Buzy (19,2km total: 107km)

 

Je quitte Oloron-Ste-Marie sous les nuages. Les prévisions météorologiques des prochains jours ne sont guère encourageantes. Pas grave! Je me considère extrêmement privilégiée de faire ce voyage et je compte bien profiter de chacune de ces journées! Sur la route, une bibliothèque en plein air, une poubelle joliment décorée, de magnifiques chevaux, des limaces acrobates… Il faut vraiment porter attention. Lors d’une intersection, on voit que le GR653, la Voie d’Arles, beaucoup plus populaire, continue tout droit alors que le GR78, moins populaire, continue à gauche. Il est facile de manquer le tournant! Je longe le gave d’Ossau (c’est comme ça qu’on appelle cette rivière) et il me semble déchaîné!!! Je marche une bonne partie de la journée en forêt (forêt communale d’Olon-Ste-Marie). Paisible +++. Je n’ai rencontré aucun autre randonneur de la journée. Les Pyrénées sont, le plus souvent, cachées par les nuages. Je me suis finalement fait rattrapée par la pluie… 3 gros orages en après-midi. Lors du premier, je me suis réfugiée sous le lavoir du village Ogeu-les-Bains. Je suis, par la suite, passée par Buziet. C’est là que j’ai appris l’histoire des Guérilleros (voir photo #16). Je m’arrête, en fin de journée, à la chambre d’hôtes Maïnade à Buzy… recommandé par le guide du Routard depuis 1995! La “maïnade”, ça veut dire “la petite”. C’est une maison vieille de plus de 400 ans. Je n’en ai aucun doute… je n’ai jamais vu des planchers croches comme ça!!! J’ai eu un excellent accueil!

Randonnée jour 6: Buzy – Bruges (21,3km total: 128,3km)

 

Peu après mon départ, je croise le dolmen de Buzy. Je suis bien contente d’être allée voir le parc mégalithique de Sare il y a quelques jours car ça me permet de mieux comprendre ce que représente les dolmens (rite d’inhumation). Un peu plus loin, toujours la même question existentielle… à droite ou à gauche? C’est vraiment un beau chemin avec de très beaux paysages. Je ne peux, cependant, m’empêcher de penser à quoi tout cela ressemblerait-il sans tous ces fichus nuages! La température a beaucoup de répercussions tant au niveau du tourisme qu’au niveau de l’agriculture (près de 1 mois de retard dans les semis à ce qu’on m’a dit). Je passe par les villages  de Bescat (il y avait des toilettes publiques… toujours pratique!), de Ste-Colome, de Mifaget… Depuis mon arrivée en France, j’ai remarqué la présence de défibrillateur cardiaque (DAE) facilement accessible dans plusieurs petits villages que je traverse… BRAVO!!! Je croise d’autres plantations d’arbres fruitiers de variétés anciennes… des cerisiers cette fois-ci. Je croise aussi des barrières roulantes! Cet après-midi, une dame s’est arrêtée pour m’informer que St-Jacques-de-Compostelle… eh bien, que c’était dans l’autre direction! C’est la deuxième fois que cela arrive! Je trouve ça vraiment gentil de leur part de prendre la peine de s’assurer que je vais bien dans la bonne direction. Je devrais peut-être leur dire que je compte me rendre à Jérusalem (voir balise photo #14)! À Mifaget, j’ai trouvé une bibliothèque… dans l’abri d’autobus!!! Je m’arrête, en fin de journée, au gîte d’étape de la maison Safrané à Bruges. J’en ai profité pour prendre le repas d’hôtes… excellent!

Randonnée jour 7: Bruges – Lestelle-Bétharram (13,5km total: 141,8km)

 

Les origines du pèlerinage de St-Jacques-de-Compostelle d’après un panneau d’interprétation vu sur le chemin: “Nous sommes dans les années 800, à Area, sous le règne d’Alphonse II, dit le chaste et roi des Asturies. Des lumières brillent dans un bois et attirent l’attention d’un ermite qui s’empresse d’avertir l’évêque du lieu. Ce dernier fait entreprendre des fouilles pour mettre au jour une chambre funéraire et un sarcophage que les archéologues dateront des premiers temps de l’ère chrétienne. C’est en cet endroit qu’une longue tradition orale voulait que le corps martyrisé de Jacques le Majeur, apôtre de l’Espagne, y ait été inhumé, dans une tombe païenne, avec deux de ses disciples enterrés à ses côtés. C’est au-dessus de ces reliques de St-Jacques et de ses compagnons que fut bâtie, à partir de l’an 1078, la basilique actuelle. Elle fut terminée vers l’an 1130. Amorcé dès le IXe siècle, le pèlerinage à Compostelle deviendra rapidement le plus fréquenté de la chrétienté occidentale”.

En marchant sous la pluie, je ne peux m’empêcher de penser à tous ces pèlerins… qui eux, contrairement à moi, n’avaient aucun vêtement technique ni topoguide ni téléphone intelligent ni balises pour faciliter leur route! J’ai croisé 5 randonneurs durant la journée. Un groupe de 4 et une voyageuse “solo”. Partie de Haute-Savoie depuis 2 mois, elle compte se rendre à St-Jacques-de-Compostelle. Peu avant d’arriver à Lestelle-Bétharram, je passe par un chemin de croix jalonné de chapelles. Je loge, pour la nuit, à l’accueil Notre-Dame de Bétharram, un gîte pour pèlerins. Demain… Lourdes!

Aujourd’hui j’ai découvert (ou plutôt redécouvert) le concept de partage de connexion. J’arrive à avoir du réseau sur mon ordinateur portable via mon téléphone. C’est fou tout ce que permet la technologie!!!