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Le GR20… la suite!

par | 16 Juil 2018 | Corse, GR20 | 6 commentaires

Étape 4: Asco – Calasima – Bergeries de Ballone (+340m)

 

Tel que prévu, j’ai pris, de Asco, la navette vers Calasima. Calasima, à 1100m d’altitude, se trouve à être le plus haut village de Corse. Pour s’y rendre, la route, étroite et sinueuse, m’a beaucoup impressionnée. Il faut vraiment être bon conducteur et ne pas avoir froid aux yeux pour conduire en Corse! De Calasima, j’ai emprunté une petite route puis un sentier au balisage jaune pour me rendre au refuge les “Bergeries de Ballone” qui se trouve, aussi, à être situé juste sur le GR20. Très bel accueil et nourriture abondante. Je ne comprends pas pourquoi cela n’est pas indiqué dans la liste des hébergements du topoguide. Topoguide que je trouve de plus en plus ordinaire! Je suis très contente de ma journée et d’avoir “donné” une seconde chance au GR20!

 

Étape 5: Bergeries de Ballone – Castel de Vergio (+620m -587m)

 

Étape beaucoup plus agréable que les premières. Rocailleuse, technique… mais pas vertigineuse!!! Le pire est définitivement derrière moi! J’arrive au refuge Ciottulu di i Mori (1991m) tôt (11:00)… beaucoup trop tôt pour m’arrêter! Étant donné que l’étape du lendemain s’annonce très longue, je décide de continuer et de prendre un peu d’avance. Je me rends à Castel de Vergio… c’est un hôtel!!! Il n’y a pas de wifi mais je me considère déjà très chanceuse de pouvoir recharger mes appareils! J’en profite aussi pour écouter la télévision… ce que je n’avais pas fait depuis des lustres!!!

Étape 6: Castel de Vergio – Refuge de Manganu (+643m -446m)

 

Belle journée! J’ai eu l’occasion et surtout pris le temps d’admirer de très beaux paysages. J’ai franchi 2 cols, le Bocca San Petru (1452m) et le Bocca a Rena (1883m). Je suis passée à côté d’un très beau lac d’altitude, le Lavu di Ninu (1760m). J’ai également, pendant un certain temps, longé un cours d’eau… le Tavignanu. Le Tavignanu est le deuxième fleuve de Corse. Ça n’a rien à voir avec le fleuve St-Laurent! J’ai appris, par la suite, qu’un fleuve était un cours d’eau (même petit) qui se déversait dans la mer. C’est formateur les voyages!!!

Étape 7: Refuge de Manganu – Refuge de Petra Piana (+830m -589m)

 

Une autre belle journée. Un passage délicat mais sans plus. Le vertige est définitivement derrière moi et j’en suis très contente! On s’entend, c’est quand même un GR très difficile! Toujours de très beaux paysages dont les lacs d’altitude Capitellu et Melu. Belle surprise en arrivant au refuge… il y a du réseau! J’ai pu appeler à la maison!!! J’ai aussi eu l’occasion d’assister au ravitaillement. Lorsque c’est possible, le ravitaillement se fait à dos d’âne ou de cheval. Ici, ce n’est pas possible, les chemins sont trop escarpés… cela se fait donc par hélicoptère.

Étape 8: Refuge de Petra Piana – Refuge de l’Onda (+490m -902m)

 

Petite journée aujourd’hui. J’en profite pour faire la grasse matinée et partir plus tard (8:00). Il y a 2 itinéraires possibles pour se rendre au prochain refuge: les crêtes ou la vallée. J’ai choisi d’emprunter l’itinéraire de la vallée même si il est un peu plus long. Il y a encore beaucoup de névés sur les crêtes et je ne suis pas confortable de marcher sur cette neige sans crampons ni piolet. Étape “relax”… descente sur plusieurs centaines de mètres jusqu’à une forêt de pins. Plusieurs de ces pins sont gigantesques. Impressionnant +++. Je m’arrête à la Bergerie de Tolla pour “casser la croûte” (charcuterie et fromage) puis je monte près de 500m jusqu’au refuge de l’Onda. Quelle déception! Bivouac obligatoire sur un terrain clôturé en plein soleil!!! J’ai l’impression d’être dans un enclos à bétail!!!

 

Étape 9: refuge de l’Onda – Vizzavona (+711m -1221m)

 

Je débute la journée par une belle montée jusqu’à la Punta Muratellu (2141m). Je croise des dizaines et des dizaines de randonneurs qui viennent, selon mon estimation, autant du nord que du sud. Il y en a plusieurs qui, étant donné qu’elles sont maintenant un peu plus faciles, doublent les étapes.  J’ai, par la suite, descendu plusieurs heures jusqu’à Vizzavona. Au début du siècle dernier, le hameau de Vizzavona était une station touristique renommée que certains qualifiaient de Petite Suisse.

On me dit que le plus dur est fait (partie nord du GR20)… mais le coeur n’y est plus. J’ai assez marché depuis mon arrivée en France. J’arrête le GR20 ici, à Vizzavona.

Voyager solo c’est exigeant… il faut penser à tout et avoir les yeux tout le tour de la tête! Ça demande beaucoup d’énergie… et je suis fatiguée.
Je préfère m’arrêter et profiter de mes derniers jours en France pour faire un peu de tourisme… et retourner voir certains endroits visités il y a de cela très longtemps!