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C’est fou comme ça fait du bien que de prendre une journée de repos.
Me voilà plus que prête à reprendre la route!

Peu de graffitis le long de la route et lorsqu’il y en a, ils sont, le plus souvent, recouverts par de la peinture de couleur grise ou rouille.

Ce voyage me permet de me familiariser avec la géographie du nord de l’Ontario… je sais maintenant que les côtes, c’est pas juste dans les Rocheuses. Il y en a aussi pas mal ici!!!

Marathon - Schreiber (google maps)

On voit qu’il y a autant de montées que de descentes alors, pour profiter des descentes, il suffit de prendre son élan… et de ne pas appliquer les freins. Ainsi, avec la vitesse acquise, ça permet de faire un bon bout de chemin sur la montée suivante.
À ne surtout PAS FAIRE… il faut appliquer les freins car même en les appliquant j’ai quand même eu des pointes à 55 km/hre!!!

Je suis vraiment au pays de la mouche noire!
À chaque arrêt, je mets mon filet sinon c’est vraiment trop insupportable.

Terrace Bay (1500 habitants) est sur mon chemin et j’en profite pour m’y arrêter et pour monter en haut du phare pour y admirer la vue.

Je ne sais pas ce que c’est, au loin, mais ça me faisait penser à la Chine avec ses immenses usines… et sa pollution!

Je me suis dit, par la suite, qu’il s’agissait probablement d’une usine de pâtes et papiers en raison de l’odeur particulière et du fait que j’avais vu, sur la route, de nombreux chargements de bois.
Je suis allée sur internet pour assouvir ma curiosité et j’ai trouvé que, selon news.ontario.ca (octobre 2015), AV Terrace Bay Inc. était propriétaire d’une usine de pâte à papier et qu’elle avait plaidé coupable à plusieurs accusations d’infraction à la loi sur la protection de l’environnement!

Schreiber, ma destination finale, ville natale de Domenic Filane (un pur inconnu pour moi!), est une ville de 1200 habitants.
Avec le recul, ce n’est pas ici que j’aurais passer la nuit, mais plutôt à Terrace Bay qui est beaucoup plus joli.

Peu à faire et à voir… à l’exception du musée ferroviaire.

Mais ce qui m’a surtout interpellé c’est ce panneau sur la situation des Japano-Canadiens lors de la Seconde Guerre mondiale.
C’est pas loin d’ici qu’une partie d’entre eux auraient été internés.

Schreiber

Au motel, j’ai la chambre 13.
Je croyais qu’il n’y avait pas de 13ième étage ni de chambre 13… il faut croire que je me trompais. Heureusement je ne suis pas superstitieuse.

Il y a une bible dans la chambre, ça fait bien longtemps que je n’en avais pas vu une dans une chambre d’hôtel… c’est peut-être pour conjurer le mauvais sort!

Demain, Nipigon.