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Îles-de-la-Madeleine / Charlottetown

par | 17 Août 2017 | Îles-de-la-Madeleine, Maritimes à vélo | 3 commentaires

Jours 26 et 27:   Îles-de-la-Madeleine   (113km   total:  1590km)

 

L’embarquement s’est fait vers 1:30 et le départ a eu lieu à 2:00.

La traversée de Souris à Cap-aux-Meules est d’une durée de 5 heures.
Je me suis installée à l’aire de repos avec ma couverture de “polar” et j’ai pu me reposer… et même dormir!

J’ai donc pu profiter de ma première journée aux Îles-de-le-Madeleine sans être trop en déficit de sommeil.

Les Îles-de-la-Madeleine, c’est un archipel en pleine mer. Il est situé à 215 km de la péninsule gaspésienne, à 105 km de l’Île-du-Prince-Édouard et à 95 km de l’île du Cap-Breton. L’ensemble des îles forme un croissant allongé sur une distance de 88 km. L’archipel comprend une douzaine d’îles dont 6 sont reliées entre elles par d’étroites dunes de sable.

Au milieu du XVIIIème siècle, c’est le début du “Grand Dérangement”, la déportation acadienne. Quelques uns se rendent aux Îles-de-la-Madeleine et s’y installent. En 1792, suite à la Révolution française, d’autres familles se joignent à eux et c’est ainsi que commence la véritable colonisation des Îles-de-la-Madeleine. Au cours des années, de nombreux naufrages ont été rapportés (plus de 400). Les naufragés vont souvent choisir de vivre parmi leurs sauveteurs. Aujourd’hui, la population totalise plus de 12000 habitants. (informations tirées du guide touristique)

Jour 26:  Îles-de-la-Madeleine

Je suis arrivée très tôt au camping situé à Fatima à quelques kilomètres au nord de Cap-aux-Meules.
L’emplacement étant libre, j’ai pu m’installer et aller explorer les environs.

J’ai remarqué qu’il y avait beaucoup de panneaux qui nous informaient des érosions des falaises. Plusieurs nous mettaient en garde et nous avisaient d’être prudents et de suivre les sentiers balisés. Même au camping, on m’avait bien dit de faire attention où j’allais marcher.
L’érosion est effectivement une problématique sur l’île et beaucoup d’efforts et de projets sont mis en place pour contrer ce phénomène.

Je me suis promenée, dans un premier temps, dans les environs du camping. À la plage de l’hôpital, tout près, il y a avait beaucoup de “surfeurs” et de “kites”.
Puis, je suis allée au gré du vent… et c’est le cas de le dire car c’était venteux +++.

De Fatima, je me suis rendue à l’Étang-du-Nord.

Puis, je suis retournée à Cap-aux-Meules.
J’ai parcouru le sentier du Littoral. De celui-ci, on a un bel aperçu de l’île d’Entrée et on a également accès à différentes plages.

À l’extrémité du sentier du Littoral se trouve un escalier qui nous mène au belvédère de la butte de Cap-aux-Meules.
J’aimais mieux avant (je suis déjà venue aux Îles lorsque j’étais enfant) lorsqu’il n’y avait pas d’escalier. Je trouve que ça défigure un peu la butte.

Du haut, on a une bonne perspective du port, de la marina et de la ville.

Il vente tellement que c’est une excellente journée pour faire sécher son linge.

Jour 27:  Îles-de-la-Madeleine

Beau soleil et beaucoup moins de vent qu’hier.
Je me rends à l’île de Havre-Aubert et sur la route, je longe la plage de La Martinique.

Au bout de l’île se trouve le site historique de La Grave.
On y retrouve le musée de la Mer ainsi qu’une grande concentration d’artisans, de restaurants et de boutiques.

Chaque année se tient, aux îles, un concours de châteaux de sable.
Je me suis rendue aux dunes de Sandy Hook où l’événement s’était tenu quelques jours auparavant. Malheureusement, il ne restait à peu près plus rien des châteaux.

Dans l’après-midi, je me suis rendue à l’Étang-du-Nord.
J’ai, à bord du Pluvier, visité les grottes du nord, une excursion de 2 heures… de toute beauté!

Nous avons vu un peu de tout: un phare, des grottes, des plages, des cormorans, des kayakistes, la maison de Julie Snyder, une épave…

Jour 28:  Îles-de-la-Madeleine / Charlottetown  (91km   total: 1682km)

Je serais bien restée un peu plus longtemps mais avec la pluie qui s’annonçait… j’ai préféré quitter.
C’est ça la beauté de voyager en vélo et de faire du camping… ça procure une grande liberté! Il est possible de changer ses plans du jour au lendemain… et, dans ce cas-ci, ne pas avoir à se préoccuper de réserver le traversier!

Je me lève donc avant l’aube pour lever le campement. Chanceuse, la pluie n’a débuté qu’à 7:00 soit quelques minutes avant l’embarquement.

J’emprunte la route “2” pour retourner à Charlottetown.
En fait, il s’agit sensiblement du même chemin sur lequel j’ai roulé quelques jours auparavant. Mais quelle différence!!! Ça a été tellement plus difficile aujourd’hui! On ne s’en rends pas toujours compte lorsqu’on a un vent de dos… mais un vent de face, ça oui, on s’en rends compte! Et aujourd’hui, c’est ce que j’ai eu!!!

J’ai vu, au cours de la journée, beaucoup de nuages menaçants mais de ce côté-là, j’ai été très chanceuse, quelques gouttes de pluie par-ci par-là, sans plus… et un bel arc-en-ciel juste avant d’arriver à Charlottetown!

Me  re-voilà de retour aux résidences de l’université… complètement brûlée!!!

Jour 29:   Charlottetown

Encore brûlée des efforts de la veille (et de tous les kilomètres parcourus depuis le début du voyage!), je décide de demeurer une journée de plus à Charlottetown pour me reposer.

Repos, lavage, épicerie, repos, recharge de tous les appareils électriques, mise à jour du blogue, repos… ça a été le programme de la journée!

 

Ci-bas, une carte des endroits (en rose) où je me suis arrêtée depuis le début du voyage.